Spirale infernale

Spirale infernale
Condamné à mort !
La sentence a retentit
Elle résonne encor
On dirait qu'ils rient !

Mais qu'ai-je fait de mon vivant ,
Cette question hante mon esprit
Et me déchire comme un cri en pleine nuit.
Mes mains sont couvertes de sang

Couvertes du sang que j'ai versé.
Il brille dans la pénombre
Comme les barreaux de mon cachot sombre,
Cachot qui me retient prisonnier.
J'ai mal,
Je ne me reconnais plus,
Je ne sais plus,
Spirale infernale

Qui me réduit à néant,
Oublié pour l'éternité.
Souvenir d'un tyran
Qui plus est accablé

Par ce Mal qui me tiraille,
Ces pensées qui me rongent,
Ces questions auxquelles je songe,
Et toujours ces barreaux qui me raillent.

A quoi bon vivre si c'est pour mourir ?
Quelles sont mes armes ?
Sûrement pas mes larmes.
Et quelle lutte choisir ?

J'entends qu'on rit.
D'un rire étrange et malfaisant
Un rire démoniaque et pourtant plaisant
Seul vestige d'une ancienne vie


J'entends qu'on pleure.
De ces pleurs déchirants
Etouffés et lents
Qui durent heures et heures

Je sens qu'on a peur.
Une peur des plus terrifiantes
Si palpable qu'elle semble vivante
Et qui nous prend au coeur

Mais ce rire c'est le mien
Ces pleurs ce sont les miens
Cette peur c'est la mienne
Je divague à ne plus me reconnaître moi-même.

Quel triste sort qu'est le mien.
Laissez-moi survivre en paix.
Plus rien ne sert de se confesser
Car, C'est vrai, je meurs demain.

Poème : Kristana
Photo : Kristana (Chateau du Haut-Barr)
[Musique : Résigné, Dolls Of Pain]
# Posté le mercredi 11 octobre 2006 11:57

Lien

Lien
Voici un lien vers un site bien sympathique :
**

C'est des photos à l'ancienne, comme celle à côté de cet article
Très mignon !
# Posté le mercredi 11 octobre 2006 12:34

Ma Boubou

Ma Boubou
Je vais vous présenter une personne chère à mon coeur


Aurélie

Connue aussi sous Boubou


C'est ma meilleure amie


Je l'aime tout fort


Et en plus elle est courageuse


Elle est à l'armée !

Et puis elle a été là quand j'allais pas bien

Et puis elle est toute mimi

Et je me tape des délires phénoménaux avec elle

Et puis elle est pratique pour s'accouder sur elle (lol)

Et puis elle a lu tous mes poèmes, textes, et autres blablatages

Et puis SURTOUT, elle me supporte

C'est ma chériiiie
# Posté le vendredi 20 octobre 2006 11:10

Bouquinerie

Bouquinerie
Je suis en train de lire un livre vraiment intéressant, enrichissant et je dirai même nécessaire.

Je veux parler de La Part de l'Autre, d'Eric-Emmanuel Schmitt.

L'ouvrage joue sur le fameux "Et si..." ; en l'occurence, et si Hitler avait été admis à l'Académie des Beaux Arts à 19 ans et non pas recalé comme cela a été le cas en réalité ?

L'auteur dresse ainsi le portrait dualiste du personnage, alternant réalité (il est alors nommé Hitler) et fiction (il est ici appelé Adolf), relatant la vie qu'il a eu et la vie qu'il aurait pu avoir, décrivant le monde tel qu'il a été et tel qu'il aurait pu être sans Hitler...

Un livre boulversant, qui va parfois jusqu'à rendre le monstre sympathique, humain. Le récit trouble parfois au point de ne pas comprendre comme un homme a pu devenir une telle bête, une machine assoiffée de vengeance, emplie de haine, tuant méthodiquement...

Bref, un livre à lire !
# Posté le vendredi 20 octobre 2006 12:31

Poème

Poème
Je "profite" du sujet de l'article précédent pour
vous faire part d'un de mes poèmes :

Camps

Des barreaux, des barbelés
En guise de paysages
Au loin de la fumée
Qui se mêle aux nuages

Des filets de gens
Se pressent contre les barrières
Tant de visages innocents
Souillés par la poussière

Un bruit de pas sur le sol
Et tous leurs espoirs s'envolent
Le regard avide et sournois
Il les désignent du doigt

Toujours sans ciller
Il les fait s'allonger
Le gravas transperce leur peau
Mais ils ne disent mot

Sans doute la dernière sensation
Sera celle de la douleur
Mais ils savent qu'ils s'en vont
Pour un monde meilleur.

Sur la gâchette il appuie
Trois coups auront suffit.
Il range son arme
Et ignore leur pauvres âmes.

Les corps resteront là
« Pour l'exemple » ont-ils dit
Ces trois hommes avaient fui
Ils ont su qui était le roi.

L'assassin se dirige alors
Vers, où les gens s'endorment.
Un ordre est donné
La valve est ôtée.

Des carrioles emportent au loin
Les corps vers leur funeste fin
Tels des déchets insignifiants
Ils sont jetés dans un trou béant.

D'autres tentent vainement
D'échafauder des plans
Pour y croire encore
Dans ce camps de la mort.

Leurs mains s'accrochent au fer
Le sang recouvre tout
Et dans un dernier effort
Tentent le tout pour le tout

Mais ici règne la loi du plus fort
La seule issue est la Mort
Une dernière larme sur la joue
Ils ferment les yeux et oublient tout.

Kristana
Photo : Kristana, Père Lachaise
[Musique : NIN, Happiness in Slavery]
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# Posté le vendredi 20 octobre 2006 12:35